Le cloître de Moissac magique by night. Pays du chasselas, raisin de table aux grains dorés...

Le cloître de Moissac magique by night. Pays du chasselas, raisin de table aux grains dorés...
Sur les chemins de St-Jacques de Compostelle, le cloître et son abbatiale à Moissac

lundi 21 novembre 2011

Le Collectif du personnel de notre hôpital interviendra face à l'ARS, en visite à Moissac le 22/11/11

Madame Véronique Malange représentant les membres du collectif du personnel de notre hôpital avec Madame Riols représentant la CGT santé,  porteront
les 5 000 signatures récoltées depuis le 1er septembre. 
Article pris sur la Dépèche du midi : http://segolavie82.blogspot.com/2011/11/moissac-syndicats-personnel-et-usagers.html

Son intervention :

"Nous dénonçons une gestion comptable de notre hôpital qui répond pourtant à un besoin évident de la population, d’autant plus que nous sommes en zone rurale et comptons de nombreuses familles en difficultés financières.

Vous savez bien qu’un français sur trois renonce aux soins par manque de moyen.

L'agence de santé qui applique la loi HPST du gouvernement impose un plan de retour à l’équilibre financier face à un déficit de 1 million d’euros pour 2010 et presque le double pour 2011.

Remarquez qu’avec les termes déficit, retour à l’équilibre financier, on nous assimile à une entreprise ; à quand la cotation des soins en bourse ? C’est inacceptable.

Nous ne pouvons plus soigner selon les besoins avec humanisme si on nous oblige à soigner selon un budget, plus d’argent plus de soin……

Nous demandons aux élus et à l’ARS de raisonner à partir des besoins de la population.

L’objectif de la politique de santé est de diminuer l’offre de soin publique sur le département. Serons-nous malades pour autant.

Ils veulent mettre en place le juste soin au moindre coût, nous voulons le meilleur soin pour une santé qui n’a pas de prix.

A Moissac on doit donc faire des économies !!!!

Ainsi on ferme 10 lits de chirurgie.

On ferme 4 lits de soins continus.

Le bloc opératoire ferme tous les soirs à 18h30, cela pour favoriser une coopération avec Montauban. Mais cette collaboration ne se fait pas ou n’est pas équitable.

Nous ne pouvons plus diffuser les postes vacants de médecins au journal officiel.

Nous ne pouvons plus investir, ainsi le projet de 12 lits de SSR est ajourné.

On diminue le personnel soignant, nous sommes solidaires avec la CGT qui refuse cet état de fait, car cela met en péril l’accès aux soins de qualité pour tous.

Avec ces manœuvres c’est l’art de se déresponsabiliser pour l’ARS. Elle nous donne malgré ces mesures l’autorisation de fonctionner en chirurgie pour 5 ans, mais ne cesse pas de nous asphyxier ; qui nous laisse sans moyen pour des soins de qualité.

Notre mission de service public coute, prendre en charge les maladies chroniques, l’éducation à la santé, les soins palliatifs, la souffrance en général, ce n’est pas pris en compte par la tarification à l’activité qui n’est rentable que pour les soins et séjours courts.

Ces mesures d’économies censées résorber notre déficit ne sont que révélatrices des sous dotations de l’état qui ne cesse de se désengager.

Les vrais coupables du démantèlement de notre hôpital se cachent derrière des prétextes de rentabilité. Ils ne connaissent rien au quotidien de notre hôpital qui abrite le soin qui est sans prix.

Nous ne pouvons pas nous contenter de petites mesures démagogiques, qui ne sont que poudre aux yeux, comme la venue d’un chirurgien en viscéral.

Ce dernier va-t-il mettre en œuvre toutes ses compétences avec moins de lits, moins de soignants, pas de service de soins continus…..Sûrement pas, qui sera responsable ?

Le collectif du personnel sera là pour désigner les coupables.

Rendez notre hôpital pérenne une bonne fois pour toute !!!!!!!!" 

Source de l'intervention sur le blog "moissac au coeur"


Françoise
http:://segolavie82.blogspot.com

1 commentaire:

Moi a dit…

Le but paraît être la suppression de l'hôpital d'ici quelques années.
D'abord, on lui coupe les ailes, puis les pattes et on dira ensuite qu'il n'est plus bon à rien et qu'il faut le fermer.

Souvent, ces soi-disant stratégies de coopération ne sont que du vent et strictement rien de prévu pour recevoir le flux accru de patients dans l'autre hôpital, du moment que le but est de réduire les charges (majoritairement les salaires du personnel)

C'est irresponsable, non seulement pour les raisons que vous évoquez, mais on oublie aussi qu'un hôpital régional est la colonne vertébrale du dispositif de garde médicale régionale. Sans possibilité de radiographie ou de laboratoire durant la nuit et le procureur qui vous suit comme votre ombre, il faudrait être fou pour s'établir encore comme généraliste ou autre médecin de proximité (interniste, pédiatre) dans des régions périphériques dépourvue de toute base arrière. En d'autres termes, il y a un lien entre les fermetures d'hôpitaux et les déserts médicaux.